Les vacances, partie 3 : Les Flinders Ranges, je ne m'en lasse pas

Publié le par Agnes

c'est le printemps
Ce n’était pas prévu, j’étais censé retourner au boulot pendant que les Français en vacances récupéraient ma voiture pour se rendre dans les Flinders Ranges. Mais ils ont été persuasifs, et John m’a dit que ce serait dommage que je ne les accompagne pas. Du coup, je me suis décidée et voici le récit de cette troisième partie de vacances. Je n’ai pas regretté mon choix !!! On ne part pas très tôt ; le temps de rendre le camping-car, etc. Il pleut, on se demande si c’est une bonne idée d’aller camper, mais bon, on part quand même. On pique-nique dans un village tout vide, et on se retrouve rapidement dans la voiture à cause de la pluie ; mais on est une bande de jeunes, on s’éclate. On arrive finalement en fin d’après-midi dans les Flinders. Et il y fait beau. arkaroo rockjolies langues, n'est-ce pas ?On plante nos tentes en dessous d’Arkaroo Rock, on collecte du bois pour le feu et la nuit est vite là. On passe une très bonne soirée avec les étoiles et le silence pour seule compagnie (et un cubi de rouge australien pour arroser tout ca :o) ). Au matin, le spectacle est splendide ; la petite balade pour admirer les peintures aborigènes est bénéfique et régénérant. On part ensuite pour Wilpena Pound, on y fait une petite balade jusqu'à un point de vue donnant une perspective de cette formation géologique bizarre, comme un espèce de cratère. Cela donne une autre perspective que celle que j’ai pu admirer il y a quelque mois depuis le St Mary’s Peak. La nature a changé aussi, le printemps arrive et les fleurs sont omniprésentes.
Wilpena pound, tout verdoyant... et à quelques kms seulement, c'est tout sec
Puis on prend de nouveau ma voiture pour suivre une piste sympathique qui nous conduit à travers Pachilna Gorge qui est magnifique ! On sort de la gorge pour retrouver l’immensité de la plaine à perte de vue ; c’est toujours aussi impressionnant. 
Mais non, ce n'est pas plat ! 
 

On monte nos tentes à Parachilna, harcelés par les petites mouches du bush. Je comprends maintenant l’utilité de ces ridicules chapeaux moustiquaires ; je crois que je vais investir avant de partir dans le centre rouge avec les parents ! On discute avec un Français qui fait Darwin Melbourne en vélo tout seul, ca doit faire 2500km quand même ! Et il n’avait jamais fait de vélo avant !!!  
 
 
 
 
On décide de s’offrir un repas typique au Prairie Hotel. Et nous voila partis pour la Feral Feast (fête sauvage ou quelque chose dans ce genre la). On mange du pâtée d’émeu, du kangourou fumé, et du saucisson de chameau… et ce n’est que l’entrée !!! Les viandes arrivent ensuite : du kangourou (j’adore cette viande, moi la « en général je mange de la viande sans plaisir juste parce que c’est bon pour la sante), des boulettes d’émeu et des brochettes de chameau. On en laisse pas une miette. Le restaurateur est super sympa ; il parle italien avec Mika et passe de la bonne musique (au milieu de rien, on s’attend plus à entendre de la country musique que de l’acid jazz, electro !!!). Tout ca est couronné par un bon dessert, ca nous change de d’habitude.
  
Nos têtes de repus :o)Miam miam
Un coucher de soleil sur la plaine 
 
 
 
 
 
  
 
 

 
 
Repus et satisfaits, nous pensons que nous allons passer une bonne nuit. C’est sans compter sur ce vent de poussière et de sable qui souffle comme une furie et s’amuse dans la plaine. On dort peu et on se réveille dans la poussière avec un vent qui ne s’est pas calmé..c’est la lutte pour plier les tentes. 
 
 
 
  
 
 
 
 

Et puis, il nous faut bien rentrer ; on cherche un village fantôme (créé par des vétérans de la seconde guerre mondiale à qui le gouvernement a offert des terres en remerciement ; terres qui se sont révélés incultivables, ce qui a conduit à leur abandon. Mais nos efforts ne sont pas couronnés de succès ; il est tellement fantôme qu’on ne le trouve pas. On arrive à Adélaïde, juste pour les bouchons. Je reprends ma vie « normale » pour un peu plus d’une journée, repet’ de théâtre le soir, boulot le lendemain (1 jour en 2 semaines et demie, c’est raisonnable comme rythme. Et même le réseau ne veut pas de moi, je galère pour boucler les envois d’une publication et d’une proposition pour une conférence. Mais je finis par m’en sortir). On passe une soirée sympa à la maison avec Jess (qui se lèvera même le lendemain matin à 6 heures pour nous emmener à l’aéroport ! Si ca, ce n’est pas une super coloc’ !).
Et on prend donc l’avion pour Cairns, mais ca c’est une autre histoire !

Publié dans Mes excursions-voyages

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article