Yorke peninsula (suite) : De toute beauté

Publié le par Agnes

Je vous avais laissé lors de notre soirée au Rhino-bar sur Yorcke Peninsula. Apres une rencontre avec une jolie chouette apparemment appelée « Blood Sucker » (soit suceur de sang), ce qui la rend tout de suite un peu moins sympathique et après une bonne nuit de sommeil bien méritée, on suit les conseils de Shaun, qui nous a indiqué une piscine naturelle dans la mer. Mais quand on traverse Shell’s Beach, on aperçoit des dauphins. Ni une, ni deux, on se déshabille et on entre dans l’eau pour aller nager avec eux. On réalise cependant assez vite qu’ils sont loin du rivage…et nos capacités de nageurs étant limitées, on essaie de les attirer vers nous, mais sans succès. 

A la recherche de la piscine

Apres quelques difficultés pour trouver la piscine, on y arrive enfin. Et cela valait le déplacement. L’eau est limpide, les rochers magnifiques… et comme la mer est bien grosse ; les vagues viennent parfois franchir le rebord de la piscine dans un jet d’écume impressionnant… un bain bouillonnant naturel !

La piscine naturelle...

... et avec nous dedans

Mais l’heure tourne, et les vagues nous appellent. On remballe donc nos affaires, on croise la route d’un Black Snake qui traverse le chemin tranquillement devant nous sans se presser (on l’observe immobiles et pas trop rassurés) puis on se rend à Surfer’s Beach pour tester nos capacités à flirter avec les vagues. Bon, je dois l’avouer tout de suite, je suis loin d’être la meilleure. Je suis plus souvent bringuebalée de tous les cotés par les vagues que sur leur crête. Mais l’instant où tu réussis à chopper une vague, la vitesse, la sensation de glisse et de communion avec la mer est magnifique. 

Prets pour l'assault

Les vagues ont deux trois mètres de haut, ce qui est vite éprouvant et fatigant. 

C'est fou comme on parait tout petit face a la grosse vague

On est plein de sable et de sel, mais tout sourires. On reprend la route. On s’arrête juste à Ethel Beach, réputée pour ses courants marins ayant entrainés le naufrage de plus d’un navire. Et là, sans mentir, les vagues ont 5 mètres de haut. Je ne sais pas combien de temps on reste à s’emplir de ces images de mer déchainée, d’un cycle sans cesse recommencé mais chaque fois différent. 

Ethel Beach vue du dessus

Ethel Beach et ses immenses vagues

Mais l’heure continue de tourner, et bien que la tentation de se faire porter pale pour le lendemain, histoire de rester un jour de plus soit grande, on résiste. On rend les combinaisons et les planches à Shaun (j’en aurais gardé un petit souvenir ; ma combi était trouée dans le dos, j’ai pris un coup de soleil dans le trou ).
Et on est tous les trois bien silencieux sur la route qui nous ramène à Adélaïde ; l’envie de prolonger le we jusqu'à la dernière goutte. On boit un verre chez Jen, puis on ne peut se résigner à rentrer à la maison… alors on s’arrête au Grace Emily Hotel, un pub d’Adélaïde que j’aime beaucoup où des groupes jouent en live quasiment tous les soirs. On pue, on n’a pas pris de douche depuis trois jours, on a des coups de soleil et du sable partout, mais on est heureux. Des fois, c’est tellement simple la vie !
Une chose est sure : un jour, je retournerais à Yorcke Peninsula… et je crois bien que je ne suis pas la seule à penser ca. Shaun, quant à lui, nous a confié : « je suis arrivé là il y a 20 ans, j’ai vu que c’était le plus bel endroit sur terre et je ne suis jamais reparti. » 

Publié dans Mes excursions-voyages

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